RACKET A L'HÔPITAL
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Encore une fois l'esprit " tiroir caisse " sévit sur la région. En effet si le titre de cet article est quelque peu raccoleur, il n'en est pas moins un
fait qui mérite attention. Si il vous arrive d'être hôspitalisé au CHU de Grenoble, vous aurez la désagréable
surprise de devoir payer cher le privilège de pouvoir regarder la télévision dans votre chambre. Si tout le monde dispose d'un téléviseur chez soi tant c'est devenu banal voir une
obligation sociale pour se tenir informé, c'est au CHU un luxe indécent pour les plus démunis. Ce sont les personnes
agées qui sont le plus souvent hôspitalisées. Il faut savoir que le CHU de Grenoble autorise la facturation " à l'avance "
de tarifs de location de téléviseur déjà installés dans chaque chambre, à des prix exorbitants. Ces tarifs pratiqués pour des tv de 36 cm correspondent sur quelques mois à plusieurs
fois la valeur d'un téléviseur neuf. Il est inadmisible qu'une administration permette de tels écarts à l'encontre
d'un public en état de faiblesse physique. Il est à préciser que l'apport d'un télévideur personnel dans une chambre n'est pas
autorisé par le CHU. La mauvaise gestion du parc de téléviseur installé dans le CHU ne doit pas conduire à
de tels actes. Le parc de tv étant installé, le renouvellement progressif n'est pas très coûteux ( 100€ par tv )
et peut être absorbé par le budget du CHU dans le cadre de la qualité d'hôspitalisation des malades. Une mauvaise gestion conduit à des coûts de gestion plus élevé que le service fourni. Par ailleur la redevance tv obligatoire pour un établissement public n'a pas lieu d'être
du fait que cette redevance est déjà payée par les malades pour leur domicile ou du fait de leur âge avancé
certaines personnes en sont exemptés. La redevance ne pourra donc pas être un argument de coût de location élevée. A l'heure ou des organismes ou des stars du showbiz essaient de récupérer de l'argent
pour le confort des malades hôspitalisés, laissons dès aujourd'hui le libre accès aux programmes télévisés pour
les plus démunis. Patrick NICOLAS Avril 2004 |